Les confréries au Sénégal

Quand on vit au Sénégal, on ne peut éviter de côtoyer lors des ses pérégrinations en ville les confréries.

Les confréries sont des regroupements de Musulmans, comptant souvent plusieurs millions de membres, qui suivent la tradition dite soufie.


Ces membres sont fidèles aux doctrines islamiques de base, à l’enseignement d’un Musulman érudit et saint dont ils respectent la doctrine. Les disciples de ces prédicateurs respectent l’autorité de leurs successeurs portant le titre de khalife général, forment une confrérie (en arabe : tariqa).
En Afrique de l’Ouest, les Kadiris (Qadiriyya) forment la plus ancienne des confréries, installée dans cette région depuis les XVème et XVIème siècles, mais dont les origines remontent à Bagdad, aux XIème et XIIème siècles.
Les Tidianes (Tijaniyya) constituent une confrérie numériquement importante au Sénégal où réside son khalife général ; mais elle est également présente au Nigeria. Son fondateur fut l’Algérien al-Tijani (mort en 1815).

La confrérie des Mourides (Muridiyya) fondée par Cheikh Ahmadou Bamba (mort en 1927) est spécifiquement sénégalaise ; son pèlerinage annuel est le « Magal« .

La confrérie des Mourides est une importante confrérie présente particulièrement au Sénégal et en Gambie, pays voisin du Sénégal. Fondée au début du xxe siècle par le cheikh Ahmadou Bamba, les Mourides forment aujourd’hui la confrérie la plus influente du Sénégal, sinon d’Afrique de l’Ouest et jouent un rôle économique et politique important1. Le président Abdoulaye Wade, élu en 2000, est le premier président mouride du Sénégal.

La tradition mouride (ou mouridisme) est grandement marquée par la culture africaine et plus précisément wolof – langue parlée au Sénégal. L’importance donnée au travail par le mouridisme a permis à la confrérie de bien s’implanter économiquement en Afrique et également de bénéficier d’une large représentation dans les principales agglomérations en Europe et aux États-Unis. Aujourd’hui, presque chacune des grandes villes du Nord où s’est déployée l’immigration sénégalaise possède un Keur Serigne Touba (« la demeure du Maître de Touba »). C’est un siège pour la communauté qui accueille réunions et prières tout en servant aussi de résidence provisoire pour de nouveaux arrivants. Ils effectuent un pèlerinage annuel dans la ville sainte de Touba, au centre du Sénégal. Le Magal est une fête qui coïncide chaque année avec la célébration du départ en exil, en 1895, de cheikh Ahmadou Bamba du fait de l’autorité coloniale.

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