La journée « type » d’un (branleur de) graphiste… Part one.

Regarde le jour se lève
Dans la tendresse sur la ville
Tu me fais vivre comme dans un rêve
Tout ce que j’aime…

Source : Peter et Sloane
BESOIN DE RIEN, ENVIE DE TOI
Paroles et musique: M. Casanova – J.P. Savelli – C. Richard, 1984

« Il est six heures trente, c’est l’heure de se lever… Il est six heures trente, c’est l’heure de se lever…  Il est six heures trente, c’est l’heure de se lever…  » Ça, c’est le réveil de mon put… de téléphone, les sonneries étant tellement pourries par ailleurs que j’ai préféré l’horloge parlante avec sa voix saccadée de robot…

Put… fais chier. Ta gueule le téléphone.

Lever au radar (pour ne pas finir de réveiller ma chérie, qui a plus de chance et qui se réveille un peu plus tard) dans le noir, et je sors de la chambre, après un gros poutou au coin de l’oreille, seule partie de ma chérie qui dépasse de la couette.

Alors oui, je sais, certains diront : on est au Sénégal, la couette, ça devrait pas exister. Et bien si, on est frileux tous les deux, donc couette.

Hier soir ma chérie a fait du café !! Ca fait plaisir ces petites attentions là… Au fait demain c’est son anniversaire, je tairais son âge, mais elle en le fait pas.

Donc, c’est cool, j’en prends une graaaaaaande tasse (de café, pas de chérie) pour me réveiller un peu. C’est chaud le lever d’un (branleur de) graphiste…

C'est pas un banc sénégalais, c'est une casquette

Installation gentille sur le petit banc sénégalais, qu’on ne trouve, je pense, qu’ici, (genre t’est presque assis par terre, mais pas vraiment) et attrapage de mon bouquin.

On s’y croirait, quand je le lis, je vois des choses du quotidien sénégalais. Le 19e au 21e… Je lis « Les misérables » de V. Hugo. (référence culturelle à noter messieurs dames).

15 minutes de lecture, le temps de boire 2 tasses de café préparé par ma chérie.

Je fonce sous la douche car je sais que je suis déjà en retard.

Habillage, regardage dans le miroir…

Il est déjà 7h15.

J’allume l’ordi : mails, rien de bien passionnant…

J’ouvre mon fidèle Illustrator, et je travaille 30 minutes sur un projet en cours, dont je ne peux pas dire grand chose, voir ici (j’ai testé pour vous, service après vente oblige, et ça ne fonctionne pas… Désolé), et il est déjà l’heure de partir…

7h55 : je choppe le bus 3, pour les dakarois, la ligne Yoff – Petersen Tata… La grande classe.

Le véhicule fait à peu près 1500 mètres avant que sa roue avant droite ne décide crever… A t elle conscience de ça ? Je ne sais pas, toujours est il que tout le monde descend dudit véhicule; pour changement de roue.

Ca tombe super bien, j’ai justement rendez-vous avec un client ce matin à 9h30… Sachant que tout est chronométré à la seconde…

Je me rabats donc sur un taxi bleu qui passait, après avoir espéré pendant quelque minutes (perdues), que le changement serait rapide.

La négociation, car oui il y a négociation avant le départ, avec les taximen, ici, dure quelques secondes… Je suis intraitable, ce sera 1500 francs, pas un sous de plus. Je suis pressé, sinon ce serait 1000.

Il est 8h17, et je suis en rade… mais le taxi démarre et avec l’aide de dieu, je ne serai pas en retard…

Le chauffeur connait tous les détours pour arriver pas vite. J’adore.

9h18 : exactement une heure et une minute pour faire, à vol d’oiseau 5000 mètres à peu près. Lais je suis à l’heure, et au moment où je paie la course, ma collègue, avec qui je dois partir au rendez-vous m’appelle pour me dire que je suis en retard… Même pas vrai. Même pas vrai parce que ce qu’elle ne m’avait pas dit, c’est que le gars avec qui on a rendez-vous doit venir nous chercher (on va dans une zone à accès restreint, ça rigole pas des genoux) et qu’elle ne l’a pas encore appelé…

Foutage de gueule ou pas ?

9h54 : le gars (celui avec qui on a rendez-vous) appelle à son tour pour nous dire qu’il est là… On monte dans sa voiture et direction le port de Dakar…

Je passe sur ce rendez vous fructueux je pense pour en arriver au retour.

Reprise de volée directe de la patronne qui nous accuse de ne pas avoir assuré… Mais pourquoi ?

Vous le saurez dans l’épisode deux cette fantastique saga… Surtout que je viens de passer une demi heure de mon précieux temps à écrire ce premier épisode, et que même si je ne prends pas de pause, je sais je ne devrais pas, il faut quand même que je me remette au taf.

6 réponses à “La journée « type » d’un (branleur de) graphiste… Part one.

  1. Les taxis de Dakar méritent un blog à eux seuls.
    Je n’ai fréquenté que les jaunes mais ils sont gratinés.

    Vite, la suite!

  2. Tu m’étonnes, en fait, il était bleu parce qu’il passait… en vrai il était déjà bleu avant, mais il passait… Ca c’est du commentaire de ouf… (le mien).

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