Dommages collatéraux…

Ce soir à Ouackam, les gens font des provisions… En attendant la suite.

Personne ne sait ce que lundi sera… Mais on anticipe le fait que ce soit vraiment le bordel.

Par exemple, on ne peut plus acheter le riz en gros, les boutiquiers ne le vendent plus. Quand par miracle on trouve un sac de riz, base de l’alimentation au Sénégal, il est vendu à 25 000 F CFA, alors que la semaine dernière, il était vendu à 14 000 F CFA, soit une hausse de 78% en une semaine… Je pense qu’on mangera bientôt… Je ne sais pas, en fait.

On dit que le riz ne rentre pas au Sénégal. Je pense plutôt que certains organisent la pénurie, et qu’il vont se faire les boules en or, en ces temps agités. On a déjà vu ça ailleurs.

Le gaz qu’on payait un peu de moins de 2 000 F CFA pour une bouteille de 7 kg il y a un an et demi coûte à présent 4 100 F CFA. Un peu plus de 100 % d’augmentation.

Pendant ce temps là, les salaires n’ont pas augmenté, et comme disent certains, si tu n’es pas content, d’autres veulent travailler pour moins cher.

Ca, c’est la vraie vie des vrais gens ici.