Le voyage en bus 3 de Tata…

Ce soir, encore une fois, j’ai pris le bus 3 Tata…

Et à chaque fois je me dis que je vais y consacrer un petit billet.

Pour prendre le bus 3, quand on est en ville, à Dakar, on se rend au garage automobile Petersen… Un garage, ou plutôt un beau bordel.

Là se retrouvent pèle mêle un tas de véhicules, bus Tata, bus Ndiaga Ndiaye, taxis, pouvant vous amener à peu près partout dans Dakar et sa banlieue.

Garage Petersen

C’est difficile à décrire, donc je vais me contenter de vous narrer le bus 3.

Le plus difficile, c’est la dose de particules fines que je prends dans les poumons… Ici on se demande avec quoi ces véhicules roulent, quand on sent l’odeur des gaz d’échappement…

Le bus 3, c’est un mini bus, comportant une trentaine de places, mais transportant en moyenne 50 à 75 personnes. Je prends le bus à Petersen parce que je suis sûr d’avoir une bonne place assise au spectacle. Oui au spectacle parce que c’en est un vrai.

On s’installe, et on attend… Loin des horaires régulier bien connus de la RATP (je plaisante), on ârt ici quand le bus est plein, et que le chauffeur a décidé qu’on part.

Aux environs du fond du bus s’installe le receveur. Le billet est peu onéreux, 200 F CFA, soit 30 centimes d’euro pour un trajet jusqu’à Ouackam, là où je descends.

Pourquoi prends je le bus 3 au lieu du taxi ?

Une des raisons est que prendre un taxi aux heures de pointe à Dakar, c’est du sport. Et la négociation, c’est du kickboxing (boxe coudepietale).

Et puis ça me permet de marcher un peu, 15 minutes environ, et pour quelqu’un qui travaille devant un écran toute le journée, ça fait du bien.

On me glisse dans l’orifice oriculaire par le biais de l’appareillage de transmission que je dois revenir au sujet, ce que je fais immédiatement.

Quand on est bien assis sur son siège en faux skaï, rembourré de manière minimalisme on est donc aux premières loges pour regarder ce qui se passe autour, ce que je fais avec un réel plaisir chaque soir.

On voit des vendeuses et des vendeurs entrer par la porte de devant traverser le bus en proposant leurs produits, et descendre par la porte de derrière, avant de monter dans le bus suivant.

Ce qu’on vend consiste en : gâteaux et bonbons pour tous les goûts, fruits locaux secs, fruits frais, oranges, clémentines, pommes, dentifrice, brosses à dent à l’unité ou par lot, cuillères, briquets, stylos, chaussures, vêtements, ceintures, crèmes diverses, onguents, jus de fruits, encens, maquillage, spirales de produits anti mousiques, bombes de priduits insecticides, chaussettes, pochettes et sacs en tout genre, cassettes, DVDs, sachets d’eau, lampes qui tournent avec images de marabouts, stickers…

Sans compter tout ce qu’on peut acheter dehors : chaussures, café, lait, thé, eau, cigarettes à l »unité, vêtements… Fruits, légumes. Et les prestations que l’on peut trouver : cirage de chaussure, rénovation de chaussures, couture de chaussure…

Sans compter les gens qui ont parfois des allures improbables. Moi j’adore ça.

Chaque soir c’est un nouveau spectacle.

Advertisements

5 réponses à “Le voyage en bus 3 de Tata…

    • Je vous en prie… J’essaierai de faire un vidéo, parce que c’est vraiment sympa et j’aimerais en faire vraiment profiter !

  1. Pour ce qui est des gaz d’échappement, je peux te dire que sur la côte Ouest, au moins du Sénégal au Nigéria, on met pas mal de produits dans les voitures qui ne sont pas faits pour ça. Certains opérateurs déclarés comme informels achètent notamment des combustibles en toute connaissance de cause et parfois par méconnaissance, pour les revendre comme carburants ainsi que certains autres produits issus du pétrole mais qui ne sont pas du tout destinés à faire rouler des véhicules.
    Certains vendeurs savent très bien ce qui va se passer avec leurs produits mais comme ça ne se passe pas sous leur nez et que personne ne viendra leur taper dessus, ils font quand même.

Les commentaires sont fermés.